Labourd · Iparralde

Saint-Pée-sur-Nivelle

Senpere

Plus de 7 000 habitants dans la vallée de la Nivelle, entre Saint-Jean-de-Luz et Espelette. Saint-Pée-sur-Nivelle, c'est un lac et sa base de loisirs, un bourg aux maisons labourdines et une page sombre de l'histoire basque : c'est ici que le juge Pierre de Lancre s'installe en 1609 pour sa chasse aux sorcières.

Saint-Pée-sur-Nivelle en 30 secondes

7 264 habitants (2023, Insee), 65 km², dans l'intérieur du Labourd. À 22 km de Bayonne et 14 km de Saint-Jean-de-Luz. La commune est traversée par la Nivelle et arrosée aussi par le ruisseau Basarun et l'Uhabia. Ses habitants sont les Senpertar.

La commune est répartie en plusieurs quartiers : Amotz, Cherchebruit, Helbarron, Serres, Hergaray, Ibarron, Le Lac, Olha, Urguri.

Un peu d'histoire

1609 : le château de Saint-Pée est investi par Pierre de Rosteguy de Lancre, conseiller au parlement de Bordeaux, envoyé par le roi pour mener une chasse aux sorcières en Labourd. C'est la même époque que les persécutions de l'Inquisition de l'autre côté de la frontière, à Zugarramurdi.

1793 : lors des combats autour de la Rhune pendant la guerre contre l'Espagne, le château est ravagé et incendié.

Ce qu'il faut voir

Le lac de Saint-Pée

À environ 2 km du vieux centre, ce lac de 12 hectares accueille une base de loisirs : canoë-kayak, toboggan aquatique, pédalos, baignade surveillée en juillet-août, aires de jeux, parcours de santé, pêche et pique-nique. Une boucle facile de 3 km en fait le tour.

L'église Saint-Pierre

Massive, de pur style régional, protégée au titre des monuments historiques. Elle abrite une importante dalle funéraire, trois niveaux de galeries et surtout un retable baroque de maître-autel du XVIIIe siècle.

Le château

Ses ruines, au centre du village, rappellent le tribunal de 1609 et les destructions de 1793.

Le lavoir

Datant de la fin du XIXe siècle, il a été restauré en 2005 et doté d'un toit protégeant ses bassins surélevés.

La chapelle d'Amotz

Chapelle du XVIIIe siècle, dans le quartier d'Amotz.

Les moulins

Plusieurs moulins à eau jalonnent la commune, dont Plazako Errota, près de l'église.

Pelote basque

Un trinquet, place Xan Iturria, permet de jouer en toute saison. Selon l'office de tourisme, le chistera serait né à Saint-Pée, inventé par un enfant de treize ans qui aurait adapté un panier d'osier en gant de pelote (Ascain revendique aussi cette paternité). L'écomusée de la pelote et du xistera en dévoile la fabrication.

Randonnées

  • Sainte-Barbe : boucle de 2 heures jusqu'à 185 m d'altitude.
  • Les redoutes : 9 km depuis le quartier d'Amotz vers Sare.

Produits du terroir

La commune fait partie de la zone AOP piment d'Espelette et de la zone AOP Ossau-Iraty.

Fêtes

  • Senpereko Bestak, les fêtes communales : cinq jours, fin juin-début juillet.
  • Herri Urrats : la fête des ikastolas (écoles en basque), autour du lac, qui réunit habituellement quelque 30 000 personnes.
  • Fête de l'agneau en avril, avec foire artisanale, et un trail un week-end de mars.

Personnalités liées à Saint-Pée-sur-Nivelle

  • Pierre de Lancre (1553-1631) — le juge de la chasse aux sorcières de 1609
  • Annabella (1909-1996) — actrice française
  • Maxime Lucu et Charles Ollivon — joueurs de rugby formés au club de la commune (SPUC)

Autour de Saint-Pée

À l'agenda

Sources

Ongi etorri Senperera — Bienvenue à Saint-Pée-sur-Nivelle.