Ainhoa en 30 secondes
665 habitants (2022) sur 1 619 hectares, à 28 km de Bayonne et 15 km d'Ustaritz. La commune est frontalière avec l'Espagne (Navarre). Elle a reçu le label des Plus Beaux Villages de France — l'un des quatre du Pays basque, avec Sare, La Bastide-Clairence et Saint-Jean-Pied-de-Port.
Un peu d'histoire
XIIIe siècle : des moines prémontrés établissent un vicariat dans cette région de pâturages et de chênaies, propriété de Juan Perez de Baztán, un personnage de la cour de Navarre. Le village s'organise en bastide, ses maisons alignées de part et d'autre d'une large rue ; il conserve des maisons labourdines du XVIIe siècle.
XIIIe-XIVe siècles : terre de frontière, Ainhoa est prise dans les conflits entre l'Angleterre et la Navarre. Ce n'est qu'en 1451, sous Charles VII, que le village redevient français.
Sous la Révolution, l'église, fermée au culte, sert de magasin à fourrages ; les paroissiens fréquentent clandestinement l'abbaye d'Urdax, de l'autre côté de la frontière.
1794 : le Comité de salut public fait arrêter et déporter une partie des habitants des communes frontalières, dont Ainhoa, déclarées « communes infâmes ».
1813-1814 : à la fin de la campagne d'Espagne, des combats se déroulent sur les bords de la Nivelle.
Le village a aussi un passé minier et métallurgique, dont témoignent des noms de lieux comme Olha, Arrotza ou Meha.
Ce qu'il faut voir
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption
Construite au XIIIe siècle, protégée au titre des monuments historiques depuis 1996. Le cimetière qui l'entoure conserve des stèles discoïdales et tabulaires des XVIe et XVIIe siècles.
La chapelle Notre-Dame-d'Aranzazu (Notre-Dame-de-l'Aubépine)
Perchée à 389 mètres d'altitude au-dessus du village.
Elle possède un chemin de croix depuis 1886, une grotte depuis 1897 et un calvaire depuis 1898.
Les maisons labourdines
Les maisons labourdines du XVIIe siècle font l'identité du village. La plus ancienne, la maison Matxitorenea, est antérieure au XVIIe siècle.
Le lavoir
Napoléon III et l'impératrice Eugénie s'y sont arrêtés en 1858.
Terroir
La commune fait partie de l'aire de l'AOC piment d'Espelette et de l'appellation ossau-iraty. Environ 500 hectares de forêts couvrent son territoire.
Personnalités liées à Ainhoa
- Jean-Pierre Duvoisin (1810-1891), écrivain basque.
- Marie-Hyacinthe-Louis Fabre, receveur des douanes et linguiste, auteur d'un Dictionnaire français-basque (1870), est enterré à Ainhoa.
Où manger
Ithurria (1 étoile Michelin)
Hôtel-restaurant gastronomique étoilé au Guide Michelin 2026, place du Fronton. En 1962, Marie-Louise et Émile Ithurria achètent au cœur d'Ainhoa la ferme « Alaborda », un ancien relais sur le chemin de Compostelle, pour y créer leur maison. La troisième génération a repris l'affaire en 2007 : Martin en cuisine, Louis à la pâtisserie. Un bistrot complète l'offre.
- Site officiel : ithurria.com
- Fiche Guide Michelin : Ithurria
Pelote basque
Le fronton du village et le fronton couvert Ur Hegian accueillent la pelote basque.
Autour d'Ainhoa
- Espelette, le village du piment
- Sare
- Saint-Pée-sur-Nivelle
- Zugarramurdi, de l'autre côté de la frontière
Sources
- Mairie d'Ainhoa — Histoire et patrimoine
- Ainhoa — Wikipédia
- Ithurria — Guide Michelin et site officiel d'Ithurria
Ongi etorri Ainhoara — Bienvenue à Ainhoa.